Notre méthode pour la paix:
La rêgle d'OR
CONSTRUIRE UNE CITOYENNETÉ FRATERNELLE EN 7 MAXIMES
Partout on parle d’apprendre à « vivre ensemble » avec nos différences. Mais on se rend compte, aussi, que c’est difficile. Alors : existe-t-il un socle commun à toute l’humanité, sur lequel elle puisse se rassembler ? Oui : c’est la Règle d’Or. On la trouve dans toutes les philosophies et religions du monde : chez les bouddhistes, les chrétiens, les confucianistes, les juifs, les hindouistes… La Règle d’Or est le socle commun du vivre ensemble.
La maxime de base : la Règle d’Or :
« Tous les devoirs de l’homme et du citoyen dérivent de ces deux principes, gravés par la nature dans tous les cœurs :
- Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse,
- Faites constamment aux autres le bien que vous voudriez recevoir d’eux »
(Première République française, 5 Fructidor an III (22 août 1795), chap. « devoirs »)
Or, la réussite du vivre ensemble, c’est la fraternité. D’ailleurs, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme commence ainsi : « tous les êtres humains […] doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Il existe donc un devoir de fraternité. Il existe donc un devoir de fraternité. Mais, si rein c’est plus facile à comprendre, la fraternité reste difficile à appliquer. Parce que chacun a plutôt ce réflexe : « moi d’abord » et même, quelquefois : « l’homme est un loup pour l’homme ». Comment faire pour apprendre : « l’autre aussi » et : « l’homme est un frère pour l’homme ? ». Il faut une méthode. Il faut que JE me mette en JEU : chaque matin (ou chaque lundi) dans certaines écoles, on lance le dé de la fraternité. Sur les 6 faces est inscrite une maxime différente. On décide de la mettre en pratique tout au long du jour (ou de la semaine) puis on se raconte comment on y est arrivé… ou pas. Car si on veut que la fraternité existe, il faut la construire, il faut que JE m’engage, que je prenne ma part de responsabilité et de combat : « Change en toi ce que tu voudrais voir changer autour de toi » dit Gandhi.
Alors : voici donc la Méthode (les six faces du dé) :
JOUER LA VIE EN 6 POINTS
1- LUNDI : JE CONSIDÈRE TOUT HOMME COMME UN FRÈRE : je choisis l’universalité. Une fraternité pas seulement avec ceux qui ont ma couleur de peau, ma religion ou mes idées politiques mais aussi avec les autres. Universalité signifie sortir de ma bulle et regarder loin : élargir mon horizon. Le monde que je connais déjà me rassure, mais il peut rester petit, étroit. TOUTE HOMME, TOUTE FEMME : je fais éclater les limites et les barrières.
2- MARDI : JE POSE SUR L’AUTRE UN REGARD POSITIF, le regard que j’aimerais qu’il pose sur moi. J’ai envie de montrer et de donner le meilleur de ce que j’ai et de ce que je suis au prof ou à la personne qui me donne ma chance, qui a de la considération pour moi… Quand je donne moi aussi sa chance à l’autre, il peut m’offrir des surprises.
3- MERCREDI : JE FAIS LE PREMIER PAS VERS L’AUTRE : pas de fraternité sans prise de risque de ma part. Le pas que je fais vers l’autre peut être petit, mais c’est un acte : il construit la fraternité. La fraternité, c’est des actes voulus, pas des sentiments. Sinon, elle ne pourrait pas être universelle, car il est impossible que tout le monde me soit sympathique.
4- JEUDI : JE VAIS MÊME VERS MON ENNEMIC’est ici que je prends le plus grand risque. Mais ce n’est qu’en allant jusque-là que la fraternité ne reste pas au stade du sentiment ou de l’idée mais devient de la réalité. On sait que la haine, la violence, les représailles, entraînent plus de haine, de violence, de représailles... Le plus intelligent en fraternité est le premier qui arrête ce cercle. Il s’agit de l’intelligence du cœur.
5- VENDREDI : JE COMPRENDS L’AUTRE (pensées, joies, peines)… comprendre signifie « prendre avec soi » : entrer dans le cœur de l’autre pour comprendre ses sentiments, entrer dans sa tête pour comprendre ses pensées ou sa façon de penser. Bouddha dit une très belle phrase : « Comme une mère, au risque même de sa vie, surveille et protège son fils unique, ayons une âme tellement grande qu’elle puisse aimer le monde entier ». Le monde de l’autre !
6- … JUSQU’À CE QUE L’AUTRE AUSSI ME CONSIDÈRE COMME UN FRÈRE Les 5 points qui précèdent ont pour seul et unique but de parvenir au résultat : la fraternité réalisée : c’est lorsque le JE est devenu NOUS. C’est un fait constaté : si on persévère à vivre ainsi, presque toujours, tôt ou tard, l’autre AUSSI finit par ne plus me considérer comme un ennemi, par poser sur moi un regard positif et par chercher à me comprendre… Le pas que, librement, l’autre fait vers moi lui aussi, le fait grandir en humanité et fait grandir NOTRE humanité : « Toi et moi nous sommes un. Je ne peux te blesser sans me blesser moi-même » dit Gandhi.
Pierre BENOIT, Président de l’association FRATERN’AIDE
samedi 7 novembre 2009
« Ma proposition est que, qui que tu sois, tu puisses savoir que nous sommes et serons de plus en plus nombreux de par le monde à construire ensemble, même à distance, les mêmes jours, la fraternité en nous et autour de nous. On démarre ainsi le dimanche, le premier jour de la semaine, avec la Règle d’Or qui est la base de tout, puis l’on pratique les 6 maximes pour construire cette fraternité jusqu’à parvenir, si possible, à sa réalisation : lorsque l’autre aussi se comporte envers moi comme un frère ». Pierre
Notre association voulant toucher tout particulièrement les jeunes, nous avons présenté cette méthode a l'Education Nationale qui c'est alors montrée appréciative.
Vous trouverez ci-joint un historique de cet échange de courriers.
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